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Numéro 151

janvier 1998

    LE PARC ZOOLOGIQUE DU BOUY

 
Créé en 1975, bientôt 23 ans déjà, le Parc zoologique du Bouy, s’étend sur 50 hectares, vaste clairière, au milieu des bois.

Au fil des années, petit à petit, il a vu augmenter le nombre de ses pensionnaires, qui sont désormais plus de 500.


Aux herbivores, daims, mouflons, kangourous, tarpans et lamas, se sont tout d’abord ajoutés, des loups et des hyènes tachetées. Celles-ci, sont très rares, dans les zoos européens, leur reproduction étant excessivement difficile à obtenir. Heureusement elles peuvent vivre une quarantaine d’années. Les loups, eux, possèdent une longévité bien moindre, mais ils sont beaucoup plus prolifiques. Aussi, pourrons-nous, pendant de longues années encore, les entendre hurler, tous les soirs, quand tombe la fraîcheur.
 
En 1990, sont arrivés les lions, lions de l’Atlas qui ne craignent pas le froid. Le mâle, à partir de 16 heures, se met régulièrement à rugir, par vent du nord, on doit pouvoir l’entendre de Marsac, si on tend bien l’oreille.

Les tigres, quant à eux, ont attendu 1993 pour venir en Livradois. Ce sont des croisés Bengale-Sibérie qui apprécient notre climat. Ils sont très agressifs. Aussi est-il toujours déconseillé d’entrer dans leur enclos, à moins, bien sûr,  d’avoir très envie de se suicider.

En 1994, enfin, sont arrivés les lycaons, carnivores africains, à la robe blanche, noir et orange, très rares pour ne pas dire rarissimes dans les parcs zoologiques européens. La femelle a eu la bonne idée de faire 4 petits, le 31 octobre 1995, 2 mâles et deux femelles. L’une d’elle, le 27 décembre dernier vient d’accoucher à son tour. Quant à ses deux frères et à sa sœur, ils ont permis, grâce à un échange fructueux, d’acquérir, sans bourse délier, un couple de jeunes dromadaires, arrivés au Parc il y a deux mois.

 

En 1975, dès l’ouverture, des émeus australiens et des nandous sud américains vivaient au bourg. En septembre 96, ils ont été rejoints par 4 autruchons. Ceux-ci, ont vite poussé, ils atteignent, aujourd’hui, la taille de 2 m 50. Trois d’entre eux sont restés tout gris, les femelles, le mâle, quant à lui, bien plus beau, devient noir avec les pattes et le bec rose.

Un parc zoologique étant difficilement concevable sans singes, ceux-ci sont arrivés au Bouy en 1981. En 1994, une grande fosse de 700 m² a été construite, une quinzaine de magots, le seul singe européen s’y ébattent.

 

 
 
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