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Numéro 151janvier 1998 |
LE PARC ZOOLOGIQUE DU BOUY |
Au fil des années, petit à petit, il a vu augmenter le nombre de ses pensionnaires, qui sont désormais plus de 500.
Aux herbivores, daims, mouflons, kangourous, tarpans et lamas, se sont
tout dabord ajoutés, des loups et des hyènes tachetées.
Celles-ci, sont très rares, dans les zoos européens, leur
reproduction étant excessivement difficile à obtenir. Heureusement
elles peuvent vivre une quarantaine dannées. Les loups, eux, possèdent
une longévité bien moindre, mais ils sont beaucoup plus prolifiques.
Aussi, pourrons-nous, pendant de longues années encore, les entendre
hurler, tous les soirs, quand tombe la fraîcheur.
En 1990, sont arrivés les lions, lions de lAtlas qui ne craignent
pas le froid. Le mâle, à partir de 16 heures, se met régulièrement
à rugir, par vent du nord, on doit pouvoir lentendre de Marsac,
si on tend bien loreille.
Les tigres, quant à eux, ont attendu 1993 pour venir en Livradois. Ce sont des croisés Bengale-Sibérie qui apprécient notre climat. Ils sont très agressifs. Aussi est-il toujours déconseillé dentrer dans leur enclos, à moins, bien sûr, davoir très envie de se suicider.
En 1994, enfin, sont arrivés les lycaons, carnivores africains, à la robe blanche, noir et orange, très rares pour ne pas dire rarissimes dans les parcs zoologiques européens. La femelle a eu la bonne idée de faire 4 petits, le 31 octobre 1995, 2 mâles et deux femelles. Lune delle, le 27 décembre dernier vient daccoucher à son tour. Quant à ses deux frères et à sa sur, ils ont permis, grâce à un échange fructueux, dacquérir, sans bourse délier, un couple de jeunes dromadaires, arrivés au Parc il y a deux mois.

En 1975, dès louverture, des émeus australiens et des nandous sud américains vivaient au bourg. En septembre 96, ils ont été rejoints par 4 autruchons. Ceux-ci, ont vite poussé, ils atteignent, aujourdhui, la taille de 2 m 50. Trois dentre eux sont restés tout gris, les femelles, le mâle, quant à lui, bien plus beau, devient noir avec les pattes et le bec rose.
Un parc zoologique étant difficilement concevable sans singes, ceux-ci sont arrivés au Bouy en 1981. En 1994, une grande fosse de 700 m² a été construite, une quinzaine de magots, le seul singe européen sy ébattent.

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