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Numéro 159septembre 1998 |
Le remembrement : un sujet de débat. |
La Gazette numéro 2 (1984)
libre opinions
Partout on en parle. Ici ce fut une
réussite, là un échec. On évite d'en parler
lors des périodes préélectorales. Va-t-on le faire
ou non. Non vous n'avez pas deviné ! Il s'agit du remembrement.
Le But : regrouper plusieurs lots de
propriétés afin de permettre un travail rationnel. Fini les
grands déplacements en tracteurs d'un champs à un autre.
La culture et la moisson se feront d'un tenant.
Enfin des grands espaces. Mais il existe des
inconvénients.
Ecologiques : - La disparition des haies
avec la destruction des nids.
- l'abattage des arbres.
Economiques : Il faut d'abord établir
un barème de qualité des terres.
Ce barème varie selon la richesse
de cette terre - céréaliers - pré - pomme de terre-
etc
et la superficie.
D'ordre sentimental : - se débarrasser
d'une terre où ont vécu les aïeux. Et là se pose
le problème du partage ou des mariages. Ce partage qui dans un avenir
plus ou moins éloigné redivisera ce qui a été
regroupé. Il faudrait peut - être alors regrouper les terres
entre les mains d'une seule personne. Ce qui me semble ressembler fort
à un certain droit d'aînesse.
Alors pour ou contre
?
Dans un second temps les géomètres
présentent aux agriculteurs et propriétaires une première
configuration du nouveau parcellaire, chacun apporte ses critiques, propositions,
doléances. Cette phase s'appelle " avant-projet ".
A ce moment là, ces messieurs les
géomètres retournent dans leur étude en tenant compte
des doléances de chacun, et des particularités du terrain
pour présenter le plan parcellaire définitif.
Les échanges ou entrée en
possession des nouvelles parcelles ne s'effectueront qu'environ deux ans
après, et toujours au mois de novembre après toutes les récoltes.
A partir de là chacun tirera partie
des parcelles laissées aux autres, en particulier des arbres (Châtaignier,
noyer, chêne, arbres fruitiers) qui se trouvent dessus en les abattant
pour ne pas les laisser au futurs propriétaires. Voici une des premières
conséquences du remembrement et du changement de paysage.
Puis chacun rentre en possession de ses
nouvelles parcelles, souvent ce sont des petites parcelles accolées
les unes aux autres séparées par des haies, des tertres,
d'anciens chemins, d'arbres. Un des avantages du remembrement est de rentabiliser
la mécanisation grâce aux grands espaces. Pour cela de grosses
machines (pelleteuse à chenilles, bulldozer) arrivent pour supprimer
les tertres, déraciner haies et arbres car ceux-ci gênent
et ralentissent le bon fonctionnement des machines agricoles. De plus les
anciens chemins de trois mètres de larges ne sont plus adaptés
à la mécanisation moderne, ils étaient bien adaptés
pour les attelages de vaches ou chevaux, mais pour les ensileuses, moissonneuses,
il faut des chemins de 6 mètres de larges, alors là aussi
haies, arbres longeant les chemins sont déracinés.
Cette phase s'appellent les travaux connexes
du remembrement et leurs conséquences sont récriées
au niveau écologique. Car les haies, tertres, arbres sont des abris
pour toute une faune, ils ont un deuxième rôle d'abri du vent
évitant l'érosion éolienne et par ravinement.
Mais ne tombons pas dans le catastrophisme,
nous sommes une région très boisée, la faune sauvage
peut se réfugier dans les forets ou à la lisière des
bois. De plus le vallonnement coupe les rafales de vent. Nous ne sommes
pas dans les grandes plaines ou, les haies ont une grande importance écologique.
Les agriculteurs par leur présence
évite l'avancée trop importante des forets et maintiennent
la beauté de nos chers paysages qui fait la renommée de notre
région. Le remembrement est pour eux un moyen de pérenniser
leur activité.
Nous leur demandons simplement d'être
attentifs, quand ils pourront éviter d'abattre des arbres au noms
de la rentabilité, nous leur seront très reconnaissants
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