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Numéro 171septembre 1999 |
Au zoo du Bouy |
A l'entrée du parc zoologique
du Bouy, les deux premières cages rencontrées sont celles des lémuriens,
celle des makis à front blanc et celle des makis à front rouge, singes
primitifs, originaires de Madagascar. Cette île possédant un climat un peu
plus chaud que celui du Livradois, quatre cabanes, munies de lampes à infra
rouges, permettent à ceux-ci de passer l'hiver dans de bonnes conditions.
D'autant plus qu'ils ne
sont plus que modérément frileux, ils ont été capables de supporter une
panne d'électricité, en novembre 1998, au cours d'une nuit glaciale. Ils se
recroquevillent, pour dormir, rabattent la queue sur leur corps et se pressent
à plusieurs, en une masse compacte, se tenant chaud mutuellement.
Ces animaux sympathiques, à la fois ni agressifs, ni craintifs, ont l'heureuse idée de se reproduire, au Bouy. C'est ainsi que, cette année, une naissance s'est produite, dans chacune des deux cages. Les petits s'accrochent à leur mère et ne commencent à quitter, occasionnellement, cet abri protecteur, qu'au bout de 3 semaines à un mois. Ils sont allaités jusqu'à 5 mois.
Il est surprenant de constater que si on peut avoir
de la reproduction, chez ces animaux, il convient que, dans un groupe, les mâles
soient plus nombreux que les femelles. Le surplus de mâles semblent stimuler
les accouplements.
Voilà qui différencie, oh combien, les mâles
lémuriens, des mâles marsacois. Ceux-ci, en effet, contrairement à leurs
lointains cousins de Madagascar, manifestent une grande répugnance à prêter
leur femme à leur voisin, même si celui-ci le leur demande très gentiment.
Par ailleurs, ils sont toujours volontaires pour procéder à quelques
accouplements, en dehors du domicile conjugal, faisant preuve d'une bonne volonté
digne de tous les éloges.
Les lémuriens sont nourris avec du riz, des
pommes, des bananes, des tomates, des croquettes pour chiens et des granulés
pour singes. Courant juillet, ils ont eu le grand bonheur de bénéficier des très
abondants reliefs du buffet prévu pour le passage de l'épreuve cyclosportive,
Saint Galmier-Saint Flour, prologue de l'étape du Tour de France. Très heureux
de ce supplément de nourriture, offert généreusement par les Copains, ils ont
écrit à Jean-Marie Leblanc pour lui demander de faire passer, dorénavant, le
Tour, tous les ans à Ambert et, tant qu'à faire, au lieu de lui faire
emprunter des routes ridiculement faciles, de l'envoyer explorer les côtes du côté
de Champetières, Collangette, Chatelet et Prajurade, aux pourcentages de 15 à
20%, vraiment sérieux.
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