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Numéro 170

août 1999

    Poésie

LE COEUR ERRANT

Je suis un pauvre chien perdu sans collier,

Voudrais -tu ni' aimer et m'adopter ?

J'ai marché des jours et des jours,

A la recherche d'un maître et de son amour.

Il m'a laissé au bord de l'autoroute,

Plein de tristesse et le cœur en déroute.

C'était un bel après -midi de juillet,

Et pourtant s'il avait su combien je l'aimais

Alors n'écoutant que mon cœur fidèle,

Mes pattes, à sa recherche, sont devenues des ailes.

J'ai couru, marché, rampé,

Ecrasé de fatigue, sous le chaud soleil d'été.

Puis je suis devenu un vagabond,

Un clochard qui n'a plus de maison.

Quand je t'ai aperçu, ma queue a frétillé de plaisir,

Et depuis ce jour, t'aimer est mon seul désir.

 

je sais, je ne suis pas beau, je suis un vieux routard,

Je n 'ai pas de pedigree, je ne suis qu'un bâtard.

Mais mieux que quiconque, je veillerai sur toi,

Je te promets que tu n'auras pas de meilleur ami que moi.

Ta main est si tendre sur mes flancs et mon dos,

Que j'ai envie de faire confiance à nouveau.

Car tu as su me bonnet ta tendresse,

et lire au font de mon regard, ma détresse.

Oh ! Je t'en supplie ne m'emmène jamais en voiture,

Car tu mettrais mon cœur à la torture

Cette balade, au lien d'être un plaisir,

Ne serait pour moi qu'un cauchemar plein de mauvais souvenirs

Garde moi dans ton cœur, une place au chaud,

Et pour toi je redeviendrai jeune et beau.

 

 

Madame CLADIERE

 

 
 

 

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