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Numéro 188

février 2001

HISTOIRE

  

Les moulins à papier de la Grandrive : essai sur l’historique de la famille Dupuy de la Grandrive.

 Extrait de l’ouvrage « Les Dupuy de la Grandrive » par L. Apcher – 1935 –

 Texte légèrement modifié pour la présentation de l’article. Illustrations (photos) aimablement communiquées par Mr X, descendant de Thomas Dupuy, avec nos remerciements.

 « C’est un point bien établi que la Grandrive n’a pas été fondée par les Dupuy.

 Le premier acte connu qui relate l’existence de cette manufacture est l’acte d’enterrement de « Gabriel Mayet, marchand papetier de la Grandrive ». Né le 6 décembre 1585, marié avec Gabrielle Bonnefoy, il y mourut le 6 juillet 1650, douze ans après la construction du moulin (1638).

 Lorsque Gabriel Mayet mourut, en 1650, sa fabrique de la Grandrive passa à l’un de ses fils, autre Gabriel Mayet, marié en 1640 à Marguerite Daurelle, du lieu d’Usson-en-Forez. Gabriel Mayet décéda en 1667. Les biens devaient être saisis à la requête des créanciers de sa succession et vendus par voie d’adjudication.

 C’est ainsi qu’en 1676, Thomas Dupuy se rendit acquéreur « par décret » du domaine et des moulins à papier de la Grandrive. 

La maison d’habitation remonte à une époque antérieure à 1638. Un des piliers du mur qui la sépare du jardin porte l’inscription : 1616.

 Il est donc à peu près certain que des moulins à papier existaient déjà à cette époque, sinon auparavant, et qu’ils ont disparu.

 De fait, on a retrouvé, sur la rive du bief d’amenée des eaux, opposée à celle qui longe les moulins de 1638, des vestiges de très vieilles constructions. Ils sont peut-être ceux de moulins plus anciens.

 Diverses adjonctions furent apportées par la suite aux bâtiments : construction d’une chapelle en 1699 ; construction de magasins et étendoirs, parallèlement au ruisseau en 1728 ; perpendiculairement à lui et en prolongement de la maison d’habitation en 1733 ; reconstruction du colombier à la fin du XVIIIème siècle.

 En 1864 (1) outre la maison d’habitation, se jouxtait (y attenant) un corps de bâtiment comprenant : un cellier, une chapelle, deux ateliers, une remise, une écurie, un moulin à huile, une forge, un grenier, une fenière et des étendoirs.

Le tout était d’une surface totale d’un peu plus de 11 ares.

 De l’autre côté de cette cour : une maison, une papeterie, un bâtiment rural, séchoir aisance contigus occupaient environ 19 ares de superficie.

 Cette usine se composait de trois moulins (trois roues), deux cuves, deux chaudières, de presses et autres ustensiles propres à la fabrication du papier.

 Tout au fond, un pont sur le ruisseau conduisait au château de la Frédière.

 En aval se trouvait un moulin à blé. »

 

(à suivre)

La vente par voie d’adjudication des biens provenant des successions de Thomy Dupuy de la Grandrive, 5ème descendant de Thomas Dupuy, maître papetier à la Grandrive et époux d’Eliza Blatin et de M. Dupuy-Fougère eut lieu en 1864.

Le vicomte Alfred de Sedaiges acquit la Grandrive, le 6 octobre 1864 au prix de 26.500 F. Les papeteries de la Vigne et de la Frédière basse furent vendues au prix de 16.000 F.

L’ensemble des propriétés vendues s’élevait à la somme de 86.645 F.

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