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Numéro 193

juillet 2001

Histoire

Formation de la confrérie des Pénitents Blancs de Marsac (XVIIème siècle – XVIIIème siècle)

Source : « Les Pénitents en Livradois par l’abbé Tourlonias » – 1923

 C’est en l’année 1644 que les habitants du bourg de Marsac demandèrent à Monseigneur Joachim d’Estaing, évêque de Clermont, qu’il leur fût permis d’établir une confrérie de pénitents blancs sous le titre de l’Annonciation de la Vierge.

 Elle se tiendrait dans la chapelle dédiée à Saint-Jean ; celle-ci serait réparée et spécialement aménagée dans ce but du consentement du curé du lieu.

 Par une lettre de Monseigneur Joachim, en date du 4 février 1644, il est fait droit à leur requête. Cette permission est confirmée, le 21 juillet 1655, par le successeur immédiat de cet évêque, Monseigneur Louis d’Estaing, à condition d’obtenir autorisation du pape de s’agréger à l’archiconfrérie de Notre-Dame du Gonfalon de Rome. Il faut croire que les signataires de la requête ne mirent pas diligence à régulariser leur situation puisque, près de 40 ans plus tard, le 23 avril 1693, Monseigneur Bochard de Saron-Champigny leur enjoint à nouveau de se rattacher à la Compagnie du Gonfalon de Rome.

 L’évêque répondait à une demande de continuation d’existence pour la confrérie.

 La supplique avait été libellée par Pierre Gourbeyre, docteur en théologie, curé de l’église paroissiale de Marsac, et Antoine Pacros, syndic. Ils s’appuyaient sur une bulle précédemment fulminée par sa sainteté Alexandre VII, sous forme de rescrit en janvier 1655. Cette bulle ne parvint à destination que le 1er avril 1656.

 … La bulle reconnaît pour toujours la confrérie de Marsac et accorde une indulgence plénière à tous les fidèles chrétiens de l’un et de l’autre sexe qui, le 8 septembre, jour de la nativité de Saint Vierge, viendront prier dans la chapelle des pénitents. Avant l’arrivée de Massillon, sur le siège épiscopal de Clermont, les mêmes Pierre Gourbeyre, curé, et Antoine Pacros, syndic, obtiennent des vicaires généraux pendant la vacances, le 1er août 1717, la continuation des privilèges concédés par les évêques : permission d’exposer le Très Saint Sacrement le 8 septembre et de donner la bénédiction, le dimanche et les jours de fête, à l’issue des vêpres.

 Supprimée sous la Révolution, la confrérie des pénitents blancs de Marsac fut rétablie en 1816 et dissoute vers 1900.

 

Note : une ordonnance faite en vertu d’une ordonnance du 28 novembre 1699 par Monseigneur de Bochard, à Clermont-Ferrand le 8 avril 1816, par Monseigneur Charles-Antoine-Henri DUVALK DE DAMPIERRE autorise le rétablissement des pénitents de Marsac suivant leurs statuts  dans cette même chapelle. (archives privées).

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