Numéro 263 - Juin 2007  

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  Histoire
   
 

Eglise Notre-Dame

La chapelle du Sacré cœur (ex. chapelle Saint Roch, patron des papetiers). (suite)

III- La confrérie du Sacré-Cœur de Jésus : - « Répondant favorablement à une requête présentée par le Sieur Barthélémy Fourt, curé de Marsac, à Monseigneur Jean-Pierre Boyer, évêque de Clermont, à l’effet d’obtenir l’érection de la confrérie du Sacré-Cœur de Jésus dans l’église de Marsac : le 7 septembre 1880, Monseigneur Boyer érigea par ordonnance ladite confrérie, nommant pour directeur de ladite confrérie, ledit Monsieur Fourt. Les membres de la confrérie bénéficiaient d’Indulgences temporaires et d’Indulgences plénières ; ces dernières notamment le jour de la réception au sein de la confrérie du Sacré-Cœur de Jésus, de Pâques, de l’Ascension et Noël, mais également pour les fêtes célébrées en l’honneur de la Très Sainte Vierge : la Nativité, la Conception (de la Vierge), l’Annonciation, la Purification, l’Assomption de la Sainte Vierge. Pour gagner toutes Indulgences, les membres de la confrérie devaient réciter chaque jour à l’intention du Souverain Pontife : un Pater, un Ave, un Credo, avec l’inspiration « Divin Cœur de Jésus, donnez-moi pour partage de vous aimer toujours et toujours davantage ».

Parmi les conditions spécifiées dans l’acte d’établissement, il est mentionné, « l’argent qui proviendra de la confrérie sera employé à l’entretien de la chapelle de ladite confrérie, à faire célébrer des messes pour les confrères morts ou dangereusement malades ». Le directeur (Monsieur Fourt, et ses successeurs : messieurs les curés de Marsac) pourra nommer un conseil de six notables, pour aviser, de concert avec eux, aux réparations et décorations de ladite chapelle, dont il confiera les effets aux bails ou bailesses qu’il aura choisis avec ce conseil. (les bails et bailesses étaient chargés de l’entretien de la chapelle).

La chapelle Notre-Dame de Pitié (ex chapelle Notre-Dame de la pitié Saint Joseph)

I – La chapelle « Notre-Dame de Pitié et Saint Joseph (1808) » : Très certainement siège de la confrérie Saint Joseph, établie à Marsac, vers 1679 (regroupant les paroissiens et les Sœurs de Saint Joseph – ces dernières établies en 1674 dans le bourg de Marsac, furent peut-être à l’origine de l’érection de la confrérie ? Evidemment, ce n’est là qu’une simple hypothèse personnelle -) ; le culte de Saint Joseph est lié à la Bonne Mort. Malheureusement, à ce jour, nous ignorons tout de cette confrérie (règlements…). Le registre concernant cette confrérie, commençant en 1679 ne conserve que la liste des membres (hommes et femmes) – Archives paroissiales de Marsac). Supprimée à la Révolution, la confrérie fut rétablie et présente en 1808, dans l’église de Marsac (mentionnée, comme existante, dans le procès-verbal de la visite épiscopale de Monseigneur Duwalk de Dampierre, en 1808. – Archives paroissiales de Marsac - . La confrérie de Saint Joseph avait été rétablie vers 1802.

II – Embellissement de la chapelle (XIXème siècle).

La chapelle fut réparée par les soins de Monsieur Méliodon, curé de Marsac, en 1839 ; et ce, en en ayant dispensé la fabrique. Au-dessus de l’autel orné des statues de Saint Marie-Magdeleine et de Sainte Marthe entourant la Piéta dite « Mère de Consolation », on peut voir les armes du Cardinal de la Souchère, grand bienfaiteur de l’église de Marsac (XVIème siècle), peintes lors du grand embellissement (peintures) de l’intérieur de l’église en 1867, et auquel monsieur Fourt, curé de Marsac, apporta son concours et sa générosité.

Les armes du Cardinal de la Souchère « De gueules, au chevron d’or, chargé de trois étoiles d’azur et accompagné de trois coquilles d’argent » ont été adoptées par la commune de Marsac, en respectueux hommage à la mémoire de ce personnage. Saint Joseph, notamment, est toujours représenté (deux statues) et ainsi nous rappelle la grande et ancienne dévotion des fidèles à son égard. Quant aux vitraux, non signés, non datés et ne portant pas de trace de donateur, ceux-ci représentent la mort de Saint Joseph, la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ, et la Déposition de Croix, et datent certainement de la fin du XIXème siècle.

A venir en juillet : Historique de la Nef : la tribune, les fonts-baptismaux, le chemin de croix, le tableau du martyre du Père Friteyre et autres.