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Eglise Notre-Dame
La chapelle du Sacré
cœur (ex. chapelle Saint Roch, patron des papetiers). (suite)
III- La confrérie du Sacré-Cœur de Jésus : -
« Répondant favorablement à une requête présentée par le Sieur
Barthélémy Fourt, curé de Marsac, à Monseigneur Jean-Pierre Boyer,
évêque de Clermont, à l’effet d’obtenir l’érection de la confrérie
du Sacré-Cœur de Jésus dans l’église de Marsac : le 7 septembre
1880, Monseigneur Boyer érigea par ordonnance ladite confrérie,
nommant pour directeur de ladite confrérie, ledit Monsieur Fourt.
Les membres de la confrérie bénéficiaient d’Indulgences temporaires
et d’Indulgences plénières ; ces dernières notamment le jour de la
réception au sein de la confrérie du Sacré-Cœur de Jésus, de Pâques,
de l’Ascension et Noël, mais également pour les fêtes célébrées en
l’honneur de la Très Sainte Vierge : la Nativité, la Conception (de
la Vierge), l’Annonciation, la Purification, l’Assomption de la
Sainte Vierge. Pour gagner toutes Indulgences, les membres de la
confrérie devaient réciter chaque jour à l’intention du Souverain
Pontife : un Pater, un Ave, un Credo, avec l’inspiration « Divin
Cœur de Jésus, donnez-moi pour partage de vous aimer toujours et
toujours davantage ».
Parmi les conditions spécifiées dans l’acte
d’établissement, il est mentionné, « l’argent qui proviendra de la
confrérie sera employé à l’entretien de la chapelle de ladite
confrérie, à faire célébrer des messes pour les confrères morts ou
dangereusement malades ». Le directeur (Monsieur Fourt, et ses
successeurs : messieurs les curés de Marsac) pourra nommer un
conseil de six notables, pour aviser, de concert avec eux, aux
réparations et décorations de ladite chapelle, dont il confiera les
effets aux bails ou bailesses qu’il aura choisis avec ce conseil.
(les bails et bailesses étaient chargés de l’entretien de la
chapelle).
La chapelle Notre-Dame
de Pitié (ex chapelle Notre-Dame de la pitié Saint Joseph)
I – La chapelle « Notre-Dame de Pitié et Saint
Joseph (1808) » : Très certainement siège de la confrérie Saint
Joseph, établie à Marsac, vers 1679 (regroupant les paroissiens et
les Sœurs de Saint Joseph – ces dernières établies en 1674 dans le
bourg de Marsac, furent peut-être à l’origine de l’érection de la
confrérie ? Evidemment, ce n’est là qu’une simple hypothèse
personnelle -) ; le culte de Saint Joseph est lié à la Bonne Mort.
Malheureusement, à ce jour, nous ignorons tout de cette confrérie
(règlements…). Le registre concernant cette confrérie, commençant en
1679 ne conserve que la liste des membres (hommes et femmes) –
Archives paroissiales de Marsac). Supprimée à la Révolution, la
confrérie fut rétablie et présente en 1808, dans l’église de Marsac
(mentionnée, comme existante, dans le procès-verbal de la visite
épiscopale de Monseigneur Duwalk de Dampierre, en 1808. – Archives
paroissiales de Marsac - . La confrérie de Saint Joseph avait été
rétablie vers 1802.
II – Embellissement de la chapelle (XIXème
siècle).
La chapelle fut réparée par les soins de
Monsieur Méliodon, curé de Marsac, en 1839 ; et ce, en en ayant
dispensé la fabrique. Au-dessus de l’autel orné des statues de Saint
Marie-Magdeleine et de Sainte Marthe entourant la Piéta dite « Mère
de Consolation », on peut voir les armes du Cardinal de la Souchère,
grand bienfaiteur de l’église de Marsac (XVIème siècle), peintes
lors du grand embellissement (peintures) de l’intérieur de l’église
en 1867, et auquel monsieur Fourt, curé de Marsac, apporta son
concours et sa générosité.
Les armes du Cardinal de la Souchère « De
gueules, au chevron d’or, chargé de trois étoiles d’azur et
accompagné de trois coquilles d’argent » ont été adoptées par la
commune de Marsac, en respectueux hommage à la mémoire de ce
personnage. Saint Joseph, notamment, est toujours représenté (deux
statues) et ainsi nous rappelle la grande et ancienne dévotion des
fidèles à son égard. Quant aux vitraux, non signés, non datés et ne
portant pas de trace de donateur, ceux-ci représentent la mort de
Saint Joseph, la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ, et la
Déposition de Croix, et datent certainement de la fin du XIXème
siècle.
A venir en juillet : Historique de la Nef : la tribune, les
fonts-baptismaux, le chemin de croix, le tableau du martyre du Père
Friteyre et autres. |