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ENVIRONNEMENT suite : Le transport,
les différentes sources d’énergie
Source ADEME
L'usage du
pétrole dans les moteurs à combustion n'a pas été immédiat. En
effet, une grande diversité de carburants a été utilisée par les
premiers inventeurs : huile, pulvérisation de charbon, électricité,
gaz, etc. Le pétrole s'est ensuite rapidement imposé comme l'unique
source d'énergie pour les transports, et cela depuis plus d'un
siècle.
Sa formidable
densité énergétique, le fait qu'il soit liquide à pression et
température ambiante, et son faible coût de fabrication, comme tous
les carburants issus du pétrole, expliquent en partie ce choix.
L'essor des transports et celui de notre économie sont ainsi
directement liés à cette ressource fossile.
Confrontés en
premier lieu à des problèmes de pollution locale, les industriels du
pétrole et les constructeurs, guidés par des normes internationales,
procèdent depuis les années 1970, à des modifications permanentes de
leurs produits (véhicules et carburants), grâce notamment aux
progrès de l'électronique, de la catalyse et des moyens de
production en grande série, pour réduire leurs émissions de
polluants, tout en maîtrisant les consommations de carburants et les
coûts.
Mais cette
dépendance complète et singulière des transports à l'or noir se
noue, depuis peu (malgré une connaissance très antérieure de ces
sujets), à deux autres défis majeurs : l'augmentation conjointe des
émissions de gaz à effet de serre (GES) conduisant à un changement
climatique majeur, et le maintien de la disponibilité d'une énergie
dont les réserves sont épuisables.
Pour faire face
à ces défis, il devient nécessaire d'optimiser l'ensemble des
technologies et des procédés de fabrication véhicules et carburants,
en intervenant à deux niveaux : sur le parc existant et en
renouvellement.
De nouvelles
formulations des carburants issus du pétrole (gazole, essence) sont
obtenues en modifiant la composition chimique du carburant, sans
pour autant affecter ses caractéristiques principales (indice de
cétane, viscosité). Trois types de solutions se distinguent qui
peuvent être appliquées directement sur le parc existant :
• les
carburants reformulés par purification des coupes traditionnelles,
• les
carburants dits de synthèse obtenus
à partir de plusieurs sources et transformés par procédé Fischer
Tropsch en carburant liquide. Les sources possibles sont le gaz
naturel, le charbon, la biomasse, les ressources non
conventionnelles (schistes bitumineux, hydrates de gaz etc.).
• les carburants additivés auxquels on ajoute des composés,
généralement oxygénés, permettant d'améliorer la combustion. Entrent
dans cette catégorie les biocarburants comme le diester, mais aussi
l'éthanol et le biogaz et les émulsions eau – gazole.
Si les actions
sur le parc existant permettent de réduire les émissions polluantes
(en particulier les particules et les NOx), il convient cependant,
dans un souci de protection de l'environnement, de diversification
énergétique, de réduction des gaz à effet de serre et de diminution
de bruit, de faire appel à de nouvelles technologies :
• Le
Gaz Naturel Véhicule (GNV) ;
• Le
Gaz de Pétrole Liquéfié (GPL) ;
• Biocarburants
;
Le gaz naturel
véhicules (GNV) est composé de méthane (CH4), à plus de 80%
(pourcentage variable selon l'origine du gaz). Compte tenu de sa
composition simple, il présente l’avantage de pouvoir être utilisé
comme carburant sur un moteur à allumage commandé. Les qualités
connues sont :
• peu de rejets de particules toxiques (particules apparaissant sous
la forme de fumées noires) ;
• peu de rejets toxiques ou cancérigènes comme le benzène (produits
par les moteurs à essence) ou de composés poly-aromatiques (moteurs
Diesel) ;
• les hydrocarbures HC imbrûlés rejetés sont principalement composés
de méthane, qui est non toxique ;
• la possibilité de réduire les émissions globales de CO2 car ce
carburant est l'hydrocarbure contenant le moins de carbone.
A leur sortie
du gisement, les gaz naturels sont inutilisables en l'état. Le gaz
naturel subit une série de traitement pour éliminer les éléments
nocifs, conserver ceux qui peuvent être commercialisés et donner au
gaz son odeur caractéristique. Ces opérations consistent à détendre,
sécher (suppression de l'eau et des hydrocarbures à l'état liquide),
extraire les gaz acides, séparer les hydrocarbures et odoriser. Le
traitement du gaz peut intervenir à deux stades distincts : lors de
la production (sur le gisement) et après stockage (en réservoir
souterrain ou dans les terminaux méthaniers). Dans ce dernier cas,
on parle de retraitement. La mission secondaire du traitement est de
récupérer les composés pouvant être commercialisés séparément comme
l'éthane, les Gaz de Pétrole Liquéfiés ou l'hydrogène sulfuré (H2S).
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