Numéro 265 - Août 2007  

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  Histoire
 

Eglise Notre-Dame – Le chœur

 

I – La restauration

Lors de sa délibération du 4 avril 1824, le conseil de la Fabrique vota un budget de 302 francs afin de remédier à plusieurs réparations, parmi lesquelles certaines consacrées à l’embellissement du chœur : « donner une couleur à la boisure du chœur,, qui a pour la conserver et réparer les peintures des cadres de cette boisure, pour réparer les cadres et ornements du retable du grand autel ». Ladite  somme comprenait le coût de l’ensemble des fournitures et les journées des ouvriers.

 

Au cours de la séance du Conseil de Fabrique du dimanche 1er juillet 1855, il fut décidé que :

1°) le pavé du chœur serait enlevé en entier et qu’il serait refait en pierres de volvic,

2°)  que les pierres prises dans le chœur serviraient à réparer les parties les plus dégradées du pavé de l’église.

 

Les membres du conseil de Fabrique décident le 7 octobre 1860 de faire :

1°) les réparations nécessaires aux fenêtres du chœur de l’église, du fait que les croisées sont en très mauvais état,

2°)  que le remplacement de la boiserie est absolument nécessaire,

3°) de remplacer les dormants qui ne sont qu’en bois de les faire en fer,

4°) de remplacer les verres ordinaires par des verres en couleur.

 

Lors de sa réunion du 1er juillet 1866 le conseil de la Fabrique autorise Monsieur Courtial, curé de Marsac,  à :

1°) Enlever le tableau qui est derrière le maître-autel, ainsi que les boiseries de l’environnement,

2°) A faire ouvrir la croisée qui est au chevet du chœur et d’y placer un vitrail.

 

II – Les vitraux

De gauche à droite nous pouvons admirer les beaux vitraux représentants :

-          Saint Clair et Saint Jean (Don de Monsieur Alexis Celeyron, 1869)

-          Le Bon Pasteur et la Sainte Vierge (Dons respectifs de M. L’abbé L. Garrait pour le premier en 1883, et pour le seconde, la même année de M. l’abbé P. Pommeyrol).

-          Saint Paul et Saint Pierre (Don de M. l’abbé Girdon, curé de Sauvagnat – 1870)

-          Saint Antoine de Grand et Saint Louis roi de France (Don de M. Tardif – 1883)

 

III – Les donateurs des vitraux

Le registre de la Fabrique (Archives paroissiales de Marsac) conserve la mémoire de quelques donations de vitraux éclairant le chœur :

-          Le 1er janvier 1860, le conseil de la Fabrique vote des remerciements à la famille de Monsieur l’abbé Girodon (décédé curé de Sauvagnat). De plus, il fut décidé que ce généreux prêtre figurerait pendant 20 ans parmi les bienfaiteurs de l’église et de ce fait sera nommé au prône de la messe paroissiale à partir de 1860 jusqu’en 1880 (don de vitrail).

-          Le 4 avril 1869, le conseil de la Fabrique vote des remerciements à Monsieur Alexis Celeyron, de la Greleyre, de la Greleyre, pour le « beau vitrail représentant Saint Clair et Saint Jean-Baptiste dont il a voulu gratifier la paroisse ». De plus, il fut décidé que son nom serait inscrit dans les archives (comme l’abbé Girodon) de l’église parmi les noms des bienfaiteurs et porté sur le catalogue des obits pendant 20 ans.

 

IV – Mobilier, peintures et statues

Pendant la Révolution (vers 1792-1794) la famille Dupuy de la Grandrive acquit en bien national le prieuré de Chaumont placé sous le patronage de Saint Pierre, après expulsion des pères, y compris l’église des Minimes. Aussi peut-on penser que cette famille aurait pu remettre aux églises des environs : Beurière, Marsac en Livradois, le mobilier tel qu’il est identifié et reconnu, provenant de l’église conventuelle de Chaumont, dont pour Marsac : les stalles surmontées de boiseries dotées de peintures florales et religieuses (l’ensemble date de 1703).

 

La frise, inaugurée et bénie le 5 mai 1878, ainsi que les statues de Notre-Dame de la Salette et ses voyants, Saint Clair et Saint Jean, porte sur toutes sa longueur les initiales SC SJ, en l’honneur des saints patrons de la paroisse (Saints Clair et Jean).

 

Les prêtres de Marsac, ainsi que des membres de la famille de Chalencon, seigneur de Riols, au XVIème siècle, furent inhumés dans, ou à l’entrée du Chœur jusqu’en 1780.

A suivre.