Numéro 266 - Septembre 2007  

  Sommaire - Etat-civil - Invitations - Examens - ASLS - Histoire - Environnement - Salon - Associations
   
  Histoire
 

Eglise Notre-Dame (fin)

 

I - Le chœur et ses abords

 

-          L’abbé Mathieu-François Friteyre « Bienfaiteur de l’Eglise » (pierre tombale à l’entrée du chœur).

Le 30 mai 1824, le conseil de la fabrique de Marsac composé de Messieurs Antoine-Marie Friteyre, Président, Pierre Pacros-Chambreau, trésorier, Pierre-François Thomas Dupuy  de la Grandrive, Pierre Fayolle et Etienne Bonnefoy, conseillers et en présence Monsieur Fiacre-Joseph Friteyre, curé et de monsieur Journet Maire de Marsac, délibéra au sujet de l’indication à décider quant à l’emploi du leg fait par monsieur l’abbé Mathieu-François Friteyre, décédé, curé de Marsac, le 27 mai 1822. (1)

 

« Le président a exposé que Monsieur le sous-préfet par sa lettre à Monsieur le maire de la commune, du 24 mai 1824, désire connaître l’emploi à la somme de cinq cents francs légué à la Marguillerie par feu monsieur Mathieu-François Friteyre, desservant par son testament olographe du 3 janvier 1822, lequel leg a été accepté par notre délibération du 6 avril 1823.

 

L’assemblée considérant que l’église ayant éprouvé de grandes détériorations pendant la Révolution, la destruction de tous ses ornements, meubles et autres objets nécessaires au service du culte, que quoiqu’une partie ait été réparée imparfaitement par la libéralité des fidèles, cependant, il y manque encore bien des objets pour la rendre plus honorable (2), soit par des vases sacrés, des ornements plus apparents et mieux assortis, que les murs et couverts exigent des réparations urgentes ».

 

II – La sacristie

 

Edifiée en 1557 (clé de voûte datée),elle semblerait avoir servi à l’origine de chapelle. La création des sacristies étant beaucoup plus tard (fin XVIIème-Fin XIXème)

 

III – Le clocher

 

En 1816, le conseil de la fabrique délibéra au sujet de réparations à faire au clocher :

1°) le bâtant de la seconde cloche étant abattu, il était nécessaire de le faire buriner,

2°) La planche au-dessus des sonneurs était en très mauvais état, et devait être remplacée.

 

Ces travaux relatifs au rétablissement de la coche furent confiés à Baptiste Batisse, père, du bourg de Marsac et à Guillaume Morin, habitant le village de Riols, exerçant la profession de menuisier, et ce pour le coût des réparations s’élevant à la somme de 61 francs.

 

En 1822, d’autres réparations furent votées par délibération du conseil de la fabrique :

 

1°) Les rouages de l’horloge n’étant point fermés, ceux-ci étaient exposés à être « dérangés » et dégradés par la poussière et les vents. Il était très urgent de les faire entourer d’une cage en bois.

 

2°) les degrés (l’escalier) du clocher n’étant point fermé : celui-ci sert « d’occasion pour des lieux communs »… et qu’il est par esprit de décence de faire cesser cet abus, en faisant fermer les issues par des portes solides.

 

Extrait du budget de la fabrique (4 avril 1824) : pour le soin, l’entretien et la réparation de l’horloge, le tout s’élevait à la somme de 40 francs.

En 1869, le conseil de la fabrique délibéra au sujet de réparations au niveau des cloches : le poids des deux grandes cloches qui sonnent à toute volée et causent un ébranlement considérable au beffroi, aussi il pourrait arriver des accidents. Le conseil décide d’établir des bascules pour ces deux cloches, comme cela se pratique partout.

 

Le 7 juillet 1889, le conseil de la fabrique représenté par messieurs Joseph Boffocher, président, Joseph Pommeyrol, Vital Valençon-Jarsailhon, Félix Pommeyrol, conseillers et en présence de monsieur Marius Bonny, maire de Marsac et de monsieur Barthélémy Fourt, curé, délibéra au sujet du clocheton, soit :

 

1°) Démolir la toiture du clocheton portant le timbre de l’horloge communale dont la grande partie des ardoises qui la recouvre a disparu.

 

2°) Recouvrir cette même toiture en zinc. (à noter que la toiture entière de l’église fut ressuivie en 1900 (délibération du conseil de fabrique en juillet 1900).

 

(1)   – Monsieur le curé Mathieu-François Friteyre seconda également sœur Jeanne-Marie Chambon, que l’on peut qualifier à juste titre de fondatrice de la seconde communauté des Sœurs de Saint Joseph de Marsac en 1816, à travers les démarches à la maison-mère de Sœurs de Saint Joseph du bon Pasteur de Clermont-Ferrand. Auparavant en 1800 et 1802, puis avant 1808, il avait œuvré au rétablissement des Confréries de la Charité, du Très Saint Sacrement de l’Autel, du Saint Rosaire et de Saint Joseph. Ce prêtre joua un très grand rôle dans la vie spirituelle de la paroisse sous le Consulat, le Premier Empire et le début de la Restauration. L’abbé Friteyre, repose, ainsi que son parent et successeur, à proximité du chœur. Dernière inhumation en 1826.

(2)   On peut citer également monsieur l’abbé André Pommeyrol, originaire du bourg de Marsac, décédé curé des Martres de Veyre, qui fut également bienfaiteur de l’église de Marsac : deux dons servant au culte (1er juillet 1866). Une messe devait être célébrée à sa mémoire, chaque année, le jour de la Saint André, ou en cas d’empêchement le 1er jour libre suivant cette fête.

Remerciements : nous remercions très vivement le père Alain Théallier, à qui nous adressons, de plus, notre profonde gratitude, du fait de nous avoir permis de découvrir le riche passé spirituel de la paroisse de Marsac, et son embellissement (XVIIIème – XIXème siècle).