Eglise Notre-Dame (fin)
I - Le chœur et ses abords
-
L’abbé Mathieu-François Friteyre
« Bienfaiteur de l’Eglise » (pierre tombale à l’entrée du chœur).
Le 30 mai 1824, le conseil de la
fabrique de Marsac composé de Messieurs Antoine-Marie Friteyre,
Président, Pierre Pacros-Chambreau, trésorier, Pierre-François
Thomas Dupuy de la Grandrive, Pierre Fayolle et Etienne Bonnefoy,
conseillers et en présence Monsieur Fiacre-Joseph Friteyre, curé et
de monsieur Journet Maire de Marsac, délibéra au sujet de
l’indication à décider quant à l’emploi du leg fait par monsieur
l’abbé Mathieu-François Friteyre, décédé, curé de Marsac, le 27 mai
1822. (1)
« Le président a exposé que Monsieur
le sous-préfet par sa lettre à Monsieur le maire de la commune, du
24 mai 1824, désire connaître l’emploi à la somme de cinq cents
francs légué à la Marguillerie par feu monsieur Mathieu-François
Friteyre, desservant par son testament olographe du 3 janvier 1822,
lequel leg a été accepté par notre délibération du 6 avril 1823.
L’assemblée considérant que l’église
ayant éprouvé de grandes détériorations pendant la Révolution, la
destruction de tous ses ornements, meubles et autres objets
nécessaires au service du culte, que quoiqu’une partie ait été
réparée imparfaitement par la libéralité des fidèles, cependant, il
y manque encore bien des objets pour la rendre plus honorable (2),
soit par des vases sacrés, des ornements plus apparents et mieux
assortis, que les murs et couverts exigent des réparations
urgentes ».
II – La sacristie
Edifiée en 1557 (clé de voûte
datée),elle semblerait avoir servi à l’origine de chapelle. La
création des sacristies étant beaucoup plus tard (fin XVIIème-Fin
XIXème)
III – Le clocher
En 1816, le conseil de la fabrique
délibéra au sujet de réparations à faire au clocher :
1°) le bâtant de la seconde cloche
étant abattu, il était nécessaire de le faire buriner,
2°) La planche au-dessus des
sonneurs était en très mauvais état, et devait être remplacée.
Ces travaux relatifs au
rétablissement de la coche furent confiés à Baptiste Batisse, père,
du bourg de Marsac et à Guillaume Morin, habitant le village de
Riols, exerçant la profession de menuisier, et ce pour le coût des
réparations s’élevant à la somme de 61 francs.
En 1822, d’autres réparations furent
votées par délibération du conseil de la fabrique :
1°) Les rouages de l’horloge n’étant
point fermés, ceux-ci étaient exposés à être « dérangés » et
dégradés par la poussière et les vents. Il était très urgent de les
faire entourer d’une cage en bois.
2°) les degrés (l’escalier) du
clocher n’étant point fermé : celui-ci sert « d’occasion pour des
lieux communs »… et qu’il est par esprit de décence de faire cesser
cet abus, en faisant fermer les issues par des portes solides.
Extrait du budget de la fabrique (4
avril 1824) : pour le soin, l’entretien et la réparation de
l’horloge, le tout s’élevait à la somme de 40 francs.
En 1869, le conseil de la fabrique
délibéra au sujet de réparations au niveau des cloches : le poids
des deux grandes cloches qui sonnent à toute volée et causent un
ébranlement considérable au beffroi, aussi il pourrait arriver des
accidents. Le conseil décide d’établir des bascules pour ces deux
cloches, comme cela se pratique partout.
Le 7 juillet 1889, le conseil de la
fabrique représenté par messieurs Joseph Boffocher, président,
Joseph Pommeyrol, Vital Valençon-Jarsailhon, Félix Pommeyrol,
conseillers et en présence de monsieur Marius Bonny, maire de Marsac
et de monsieur Barthélémy Fourt, curé, délibéra au sujet du
clocheton, soit :
1°) Démolir la toiture du clocheton
portant le timbre de l’horloge communale dont la grande partie des
ardoises qui la recouvre a disparu.
2°) Recouvrir cette même toiture en
zinc. (à noter que la toiture entière de l’église fut ressuivie en
1900 (délibération du conseil de fabrique en juillet 1900).
(1)
– Monsieur le curé
Mathieu-François Friteyre seconda également sœur Jeanne-Marie
Chambon, que l’on peut qualifier à juste titre de fondatrice de la
seconde communauté des Sœurs de Saint Joseph de Marsac en 1816, à
travers les démarches à la maison-mère de Sœurs de Saint Joseph du
bon Pasteur de Clermont-Ferrand. Auparavant en 1800 et 1802, puis
avant 1808, il avait œuvré au rétablissement des Confréries de la
Charité, du Très Saint Sacrement de l’Autel, du Saint Rosaire et de
Saint Joseph. Ce prêtre joua un très grand rôle dans la vie
spirituelle de la paroisse sous le Consulat, le Premier Empire et le
début de la Restauration. L’abbé Friteyre, repose, ainsi que son
parent et successeur, à proximité du chœur. Dernière inhumation en
1826.
(2)
On peut citer également
monsieur l’abbé André Pommeyrol, originaire du bourg de Marsac,
décédé curé des Martres de Veyre, qui fut également bienfaiteur de
l’église de Marsac : deux dons servant au culte (1er
juillet 1866). Une messe devait être célébrée à sa mémoire, chaque
année, le jour de la Saint André, ou en cas d’empêchement le 1er
jour libre suivant cette fête.
Remerciements : nous remercions très vivement le père Alain
Théallier, à qui nous adressons, de plus, notre profonde gratitude,
du fait de nous avoir permis de découvrir le riche passé spirituel
de la paroisse de Marsac, et son embellissement (XVIIIème – XIXème
siècle). |