Numéro 266 - Septembre 2007  

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  Environnement

 

 

Le transport, les différentes sources d’énergie.

Dans le numéro du mois d’août nous avons listé les différents carburants d’origine végétale le (Diester, Ethanol…) d’origine agricole. Toutefois, si cette solution semble avantageuse (pas de pollution, substitution aux pétroles), elle comporte des inconvénients majeurs. Le premier d’entre eux : ces cultures destinées à la fourniture d’énergie sont en concurrence directe avec les productions agricoles alimentaires. Pour illustrer ces propos, l’augmentation du prix de blé, du lait entraîne une augmentation des denrées alimentaires, et pour certains pays peut engendrer des famines, car la canne à sucre peut venir en concurrence avec des cultures alimentaires beaucoup moins rentables pour les grandes compagnies du secteur de l’énergie.

Le deuxième inconvénient est environnemental, car pour produire ces différentes sources de carburant demande beaucoup d’énergie. Surtout pour obtenir de la productivité, l’utilisation par les agriculteurs d’engrais et de pesticides peuvent polluer l’eau potable.

Une autre solution : l’énergie électrique, celle-ci pour le transport n’est pas polluante, non bruyante, et sûrement l’énergie du futur. Son seul point faible pour le transport est l’autonomie en général 300 à 400 kilomètres. Nous allons la présenter plus en détail dans le numéro d’octobre.

 

 

Toutefois, la production électrique en France ne dégage pas de CO2, car 80 % est produite par le nucléaire «énergie soi-disant propre » mais dangereuse (souvenons nous de Tchernobyl). Surtout, le nucléaire produit des déchets radioactifs pendant plusieurs siècles.

Il existe bien des alternatives pour produire de l’électricité appelée « énergie renouvelable » par exemple, les éoliennes. Mais dans notre région, nous avons une opposition farouche à l’installation de parcs éoliens, sous prétexte que cela abîme le paysage : comme si une centrale nucléaire ou des lignes à haute tension s’intègrent-elles bien au paysage ? Deuxième argument, cela rapporte à des sociétés capitalistes, comme si le pétrole ne rapporte rien aux Compagnies pétrolières. On argue en plus que certaines financent des terroristes comme Ben Laden, ou des dictateurs.

Il existe aussi des panneaux photovoltaïques produisant de l’électricité mais surtout à l’échelle individuelle, et pour l’instant la rentabilité est faible. Il faut compter une quinzaine d’années pour amortir leur investissement. La rentabilité devrait s’améliorer avec les nouveaux matériels annoncés sur le marché dans les années à venir.

Nous avons depuis longtemps, dans notre région, les centrales hydrauliques produisant de l’électricité. Heureusement qu’elles existent depuis longtemps car s’il fallait les construite maintenant, ce serait impossible, car cela soulèverait aussi une opposition farouche.

Barrage des Pradeaux conçu pour la production d’électricité

Nous pourrions  être dans notre vallée d’Ambert, pratiquement autonomes en additionnant les trois énergies renouvelables hydraulique, éolienne et solaire à petite échelle qui pourraient se compléter au gré de la météo,  (pluie, vent, soleil), et ne pas avoir des lignes hautes tensions, qui elles, par contre, défigurent la région. Mais c’est sans compter sur une minorité qui crie très fort, chaque fois qu’un projet souhaite s’installer, et préfère de loin, tout en se disant écologiste, utiliser l’énergie nucléaire et donner de l’argent au grandes sociétés  de pétrole (allez y comprendre quelque chose).

Même, le parc Livradois-Forez, grand donneur de leçons pour la protection de l’environnement s’est opposé aux projets éoliens, Alors qu’il a construit une maison du parc s’intégrant dans l’environnement, mais où l’énergie du chauffage est le pétrole, pas au bois ! N’en avons-nous pas assez dans la région ?...

Je garde espoir que les mentalités pourront changer et les énergies renouvelables deviendront indispensables.

Pascal CHALLET