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Le transport, les
différentes sources d’énergie.
Dans le numéro du mois
d’août nous avons listé les différents carburants
d’origine végétale le (Diester, Ethanol…) d’origine
agricole. Toutefois, si cette solution semble
avantageuse (pas de pollution, substitution aux
pétroles), elle comporte des inconvénients majeurs. Le
premier d’entre eux : ces cultures destinées à la
fourniture d’énergie sont en concurrence directe avec
les productions agricoles alimentaires. Pour illustrer
ces propos, l’augmentation du prix de blé, du lait
entraîne une augmentation des denrées alimentaires, et
pour certains pays peut engendrer des famines, car la
canne à sucre peut venir en concurrence avec des
cultures alimentaires beaucoup moins rentables pour les
grandes compagnies du secteur de l’énergie.
Le deuxième inconvénient
est environnemental, car pour produire ces différentes
sources de carburant demande beaucoup d’énergie. Surtout
pour obtenir de la productivité, l’utilisation par les
agriculteurs d’engrais et de pesticides peuvent polluer
l’eau potable.
Une autre solution : l’énergie électrique, celle-ci pour
le transport n’est pas polluante, non bruyante, et
sûrement l’énergie du futur. Son seul point faible pour
le transport est l’autonomie en général 300 à 400
kilomètres. Nous allons la présenter plus en détail dans
le numéro d’octobre.
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Toutefois, la production
électrique en France ne dégage pas de CO2, car 80 % est
produite par le nucléaire «énergie soi-disant propre »
mais dangereuse (souvenons nous de Tchernobyl). Surtout,
le nucléaire produit des déchets radioactifs pendant
plusieurs siècles.
Il existe bien des
alternatives pour produire de l’électricité appelée «
énergie renouvelable » par exemple, les éoliennes. Mais
dans notre région, nous avons une opposition farouche à
l’installation de parcs éoliens, sous prétexte que cela
abîme le paysage : comme si une centrale nucléaire ou
des lignes à haute tension s’intègrent-elles bien au
paysage ? Deuxième argument, cela rapporte à des
sociétés capitalistes, comme si le pétrole ne rapporte
rien aux Compagnies pétrolières. On argue en plus que
certaines financent des terroristes comme Ben Laden, ou
des dictateurs.
Il existe aussi des
panneaux photovoltaïques produisant de l’électricité
mais surtout à l’échelle individuelle, et pour l’instant
la rentabilité est faible. Il faut compter une quinzaine
d’années pour amortir leur investissement. La
rentabilité devrait s’améliorer avec les nouveaux
matériels annoncés sur le marché dans les années à
venir.
Nous avons depuis
longtemps, dans notre région, les centrales hydrauliques
produisant de l’électricité. Heureusement qu’elles
existent depuis longtemps car s’il fallait les
construite maintenant, ce serait impossible, car cela
soulèverait aussi une opposition farouche.

Barrage des Pradeaux
conçu pour la production d’électricité
Nous pourrions être dans
notre vallée d’Ambert, pratiquement autonomes en
additionnant les trois énergies renouvelables
hydraulique, éolienne et solaire à petite échelle qui
pourraient se compléter au gré de la météo, (pluie,
vent, soleil), et ne pas avoir des lignes hautes
tensions, qui elles, par contre, défigurent la région.
Mais c’est sans compter sur une minorité qui crie très
fort, chaque fois qu’un projet souhaite s’installer, et
préfère de loin, tout en se disant écologiste, utiliser
l’énergie nucléaire et donner de l’argent au grandes
sociétés de pétrole (allez y comprendre quelque chose).
Même, le parc
Livradois-Forez, grand donneur de leçons pour la
protection de l’environnement s’est opposé aux projets
éoliens, Alors qu’il a construit une maison du parc
s’intégrant dans l’environnement, mais où l’énergie du
chauffage est le pétrole, pas au bois ! N’en avons-nous
pas assez dans la région ?...
Je garde espoir que les
mentalités pourront changer et les énergies
renouvelables deviendront indispensables.
Pascal CHALLET
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