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Le château et les seigneurs de Riols
(1220-1789)
Après avoir vécu le passé religieux (église : confréries de dévotion
et de corporations), la confrérie de la Charité (œuvre sociale), les
confréries et église des Pénitents, l’ensemble forme le pôle
religieux et social, avec les autres œuvres de bienfaisances
évoquées. Il est intéressant maintenant d’évoquer le passé
seigneurial (les châteaux et seigneurs de Riols, sans oublier ceux
de Aulteribe, Bourchany (voir avec celui-ci la maison noble du
Bruchet), le Peschier, Pratjoux (Bas) le Barsac, Combat, le tout
formant un autre pôle et point très important de l’Histoire de la
commune de Marsac (1)
Le château de Riols (2)

Le
château de Riols, dessin, XIXème siècle, collection des demoiselles
Comte-Vernadet – Mairie de Marsac.
« Cette construction féodale mérite une description : le château de
Riols avait une enceinte formant ellipse, dont le grand axe se
dirige du sud-ouest au nord-est, orientation assez commune ; elle
mesure un espace de 35 mètres en longueur sur 65 de largeur ; elle
se compose de murs en granit de 2 mètres d’épaisseur moyenne,
flanqués de quatre tours rondes, dont une existe encore au
nord-ouest (3). L’entrée principale était sur le pont-levis, au
sud-ouest, à l’une des extrémités du grand axe de l’ellipse ; elle
était défendue par les tours dudit axe et encore par un ouvrage
avancé muni de deux tourelles plus petites dont une, laisse encore
voir ses restes (les vestiges, bases de la tour, sont toujours
visibles, propriété privée). Cet ouvrage était destiné à favoriser
le service du pont-levis qui faisait suite à l’autre extrémité de
l’axe de l’ellipse. Sur le nord-ouest, était une autre porte ou
poterne qui donnait accès sur le revers du côté du village, situé
au-dessous du château, vers Marsac ; elle existe encore (en
excellent état de conservation, elle est très visible, propriété
privée) ; sa voûte a la forme ogivale tiers-point (et présente deux
trappes tombant au dessus de la porte, l’une dans l’embrasure
extérieure (description datant de 1877)).
Ces trappes servaient pour abaisser
ou relever les herses. Le dessus de la voûte est élevé en toit carré
presque au haut du rempart. Entre cette poterne et la tour ronde qui
existe (propriété privée), et précisément au nord, une cinquième
tour, flanquant le mur d’enceinte y a été construite.
(extérieurement, il n’y a plus aucun vestige de celle-ci), a été
construite en application à ce mur. Cet ouvrage (en 1877, semblant
être toujours visible ?) paraît fait à peu près à la même époque.
Dans l’intérieur de la cour se voit la résidence seigneuriale
(propriété privée) ; les restes d’une chapelle aux voûtes à nervures
et à ogive (l’un des premiers édifices gothiques du Livradois,
existant déjà en 1285) (démolie partiellement pendant la Révolution)
(4). ; on voit très bien l’entourage – fenêtre ogivale de la
chapelle (propriété privée) ; il y avait aussi une galerie à voûte
d’ogive (toujours existante au début du XVIIIème siècle) qui
s’élevait à la hauteur du premier étage sur huit rangées de
colonnettes (deux colonnettes subsistent à Riols, ainsi que des
bases de colonnettes (à Riols) (au moins jusqu’en 1978), et toujours
à Marsac dans deux propriétés bourgeoises privées, du moins très
ressemblants à ceux de Riols (piédestaux – époque gothique) et
régnaient sur tout le développement de la façade que renfermait la
partie du bâtiment » (5).

Vue
aérienne du château et du village de Riols (IGN –Géoportail).
A paraître en novembre : le testament de
« la Bonne Dame du Livradois » : Eléonore de Baffie, dame de Riols,
comtesse d’Auvergne et de Boulogne (décédée en 1285), sa biographie.
Notes :
(1)
L’historique de la Grand’Rive, érigée en seigneurie en 1676,
a déjà été publiée (propriété privée).
(2)
Riols, Rivarias au Xème siècle, l’une des quatre vigueries du
pays de Livradois.
(3)
Cette tour fut meublée à une époque assez récente (XXème
siècle) en chapelle privée (du moins elle l’était en 1957, date à
laquelle le toit pour vétusté, s’écroula) Des éléments furent
sauvés.
(4)
Une tour servant de clocher. De l’époque gothique subsistait
des bénitiers retrouvés au XXème siècle, et autres éléments
architecturaux (propriété privée).
(5)
Non loin de la chapelle, et des bâtiments du château, sur une
motte féodale, toujours visible, sur la partie communale appelée
« le Coudert » s’élevait certainement le premier château, antérieur
à 1220, ou un donjon, entouré par des fossés ? (chemins actuels).
Sources :
-
Grand dictionnaire historique du Puy-de-Dôme, par Ambroise Tardieur,
1877 (Editions de Moulins), réédition Jeanne Lafitte Reprints.
- On peut aussi consulter le remarquable ouvrage de monsieur Joseph
Gagnaire, sur « les sites fortifiés de l’arrondissement d’Ambert »,
paru récemment. |