Numéro 267 - Octobre 2007  

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  Environnement

 

 

Le transport, les différentes sources d’énergie

Source ADEME

 

Dans les derniers numéros juin, juillet août nous avions listé les différents carburants, maintenant nous exposons l’énergie électrique pour le transport.
 

 Les Voitures électriques

Le parc des véhicules électriques

Le parc de véhicules électriques français est le premier mondial tant en termes de quantité que de diversification. Une première génération de 10 000 véhicules à motorisation électrique a été immatriculée en France. Elle se répartit de la manière suivante :

• voitures et camionnettes: 7500 unités immatriculées.

• scooters:2500 unités,

• autobus, bennes à ordure ménagère et autres engins de voirie (100).

Depuis la mise en production industrielle en petite série de véhicules particuliers et de véhicules utilitaires légers en 1995, environ 1 300 véhicules neufs étaient immatriculés par an jusqu'en 2001. Depuis, le nombre d'immatriculation s'est réduit et l'offre s'est restreinte.

 

Les avantages des véhicules électriques

Les avantages environnementaux de la motorisation électrique ont conduit au développement de véhicules équipés de cette motorisation. Elle présente en effet, en France, un bilan favorable tout au long de la chaîne énergétique et environnementale, notamment du fait de l'origine nucléaire de l'électricité française. Outre la suppression des nuisances sonores, le moteur électrique ne rejette aucun polluant local et le rendement énergétique de la batterie à la roue avoisine les 80 %. Les véhicules électriques de première génération (mis en industrialisation à petite échelle par les grands constructeurs depuis 1995) peuvent être qualifiés « d'électrifiés » au sens où il s'agit de véhicules d'architecture de grande série dont la motorisation thermique a été substituée par une motorisation électrique.

 

L'offre de véhicules électriques

Les constructeurs français sont les seuls constructeurs à avoir industrialisé des versions électriques sur leurs véhicules de grande série, équipés de batteries Nickel Cadmium. Celles-ci sont produites par la société SAFT. Ils ont également développé des chaînes de traction spécifiques, avec des fournisseurs spécialisés. Le tissu industriel français est peu développé sur ce domaine.  Dans le domaine des autres types de véhicules, plusieurs acteurs coexistent : ainsi retrouve-t-on Tecnobus, Irisbus et Autodromo dans le domaine des bus et Daimler Chrysler et Micro Vett dans le domaine des véhicules utilitaires et des tricycles et quadricycles à moteur.

 

Les futurs véhicules électriques

La deuxième génération de véhicules électriques apparaîtra avec le développement de batteries permettant une autonomie de 300 km. Les batteries au lithium sont susceptibles de répondre à cette spécification. Néanmoins, cette génération de batteries, actuellement au stade de développement, n'est pas encore compatible avec les contraintes économiques liées à l'industrie automobile. Il reste donc à déterminer si, au vu du surcoût et de l'autonomie liés à ces batteries, la viabilité économique de cette filière est envisageable. D'autre part, des améliorations sont encore envisagées pour les batteries plomb-acide : recherche de nouvelles architectures internes (pseudo bipolaire, bipolaire) et de nouveaux procédés de mise en œuvre (compression, mousses métalliques). Deux nouveaux "entrants" dans l'industrie automobile développent des véhicules équipés de batteries au lithium.

L'utilisation de véhicules à motorisations électriques étant surtout pertinente en ville, certains constructeurs, pour répondre aux objectifs de réduction des émissions de CO2, s'orientent aujourd'hui vers l'hybridation des véhicules.