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Le transport, les
différentes sources d’énergie
Source ADEME
Dans les derniers numéros
juin, juillet août nous avions listé les différents
carburants, maintenant nous exposons l’énergie
électrique pour le transport.
Les
Voitures électriques
Le parc des véhicules électriques
Le parc de véhicules
électriques français est le premier mondial tant en
termes de quantité que de diversification. Une première
génération de 10 000 véhicules à motorisation électrique
a été immatriculée en France. Elle se répartit de la
manière suivante :
• voitures et
camionnettes: 7500 unités immatriculées.
• scooters:2500 unités,
• autobus, bennes à
ordure ménagère et autres engins de voirie (100).
Depuis la mise en
production industrielle en petite série de véhicules
particuliers et de véhicules utilitaires légers en 1995,
environ 1 300 véhicules neufs étaient immatriculés par
an jusqu'en 2001. Depuis, le nombre d'immatriculation
s'est réduit et l'offre s'est restreinte.
Les avantages des véhicules électriques
Les avantages
environnementaux de la motorisation électrique ont
conduit au développement de véhicules équipés de cette
motorisation. Elle présente en effet, en France, un
bilan favorable tout au long de la chaîne énergétique et
environnementale, notamment du fait de l'origine
nucléaire de l'électricité française. Outre la
suppression des nuisances sonores, le moteur électrique
ne rejette aucun polluant local et le rendement
énergétique de la batterie à la roue avoisine les 80 %.
Les véhicules électriques de première génération (mis en
industrialisation à petite échelle par les grands
constructeurs depuis 1995) peuvent être qualifiés «
d'électrifiés » au sens où il s'agit de véhicules
d'architecture de grande série dont la motorisation
thermique a été substituée par une motorisation
électrique.
L'offre de véhicules électriques
Les constructeurs
français sont les seuls constructeurs à avoir
industrialisé des versions électriques sur leurs
véhicules de grande série, équipés de batteries Nickel
Cadmium. Celles-ci sont produites par la société SAFT.
Ils ont également développé des chaînes de traction
spécifiques, avec des fournisseurs spécialisés. Le tissu
industriel français est peu développé sur ce domaine.
Dans le domaine des autres types de véhicules, plusieurs
acteurs coexistent : ainsi retrouve-t-on Tecnobus,
Irisbus et Autodromo dans le domaine des bus et Daimler
Chrysler et Micro Vett dans le domaine des véhicules
utilitaires et des tricycles et quadricycles à moteur.
Les futurs véhicules électriques
La deuxième génération de
véhicules électriques apparaîtra avec le développement
de batteries permettant une autonomie de 300 km. Les
batteries au lithium sont susceptibles de répondre à
cette spécification. Néanmoins, cette génération de
batteries, actuellement au stade de développement, n'est
pas encore compatible avec les contraintes économiques
liées à l'industrie automobile. Il reste donc à
déterminer si, au vu du surcoût et de l'autonomie liés à
ces batteries, la viabilité économique de cette filière
est envisageable. D'autre part, des améliorations sont
encore envisagées pour les batteries plomb-acide :
recherche de nouvelles architectures internes (pseudo
bipolaire, bipolaire) et de nouveaux procédés de mise en
œuvre (compression, mousses métalliques). Deux nouveaux
"entrants" dans l'industrie automobile développent des
véhicules équipés de batteries au lithium.
L'utilisation de véhicules à motorisations électriques
étant surtout pertinente en ville, certains
constructeurs, pour répondre
aux objectifs de réduction des émissions de CO2,
s'orientent aujourd'hui vers l'hybridation des
véhicules. |