Numéro 269 - Décembre 2007  

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  J'ai fait un rêve

 

 

(petit conte de Noël)

 

En ce 25 décembre, je me réveille de très bonne humeur. Le soleil brille de mille feux et fait scintiller un splendide tapis de neige immaculée.

 

Le Père Noël peut arriver et distribuer sa cargaison de cadeaux. Et les voilà qui déferlent…

 

Je cours faire quelques emplettes. Les commerçants, après m’avoir donné les petits cadeaux d’usage, la bouche en cœur, m’annoncent que les prix vont baisser de façon substantielle.

A la station essence, je suis ébahie de voir que les prix ont baissé de cinquante centimes d’euros par litre. Je me frotte les yeux pour me rendre compte que je ne suis pas atteinte par des hallucinations.

 

De retour à la maison, j’écoute, à la radio, les informations. J’apprends que la guerre a cessé en Irak. Palestiniens et Israéliens sont tombés d’accord pour se partager, à l’amiable, les territoires occupés. En Iran, le président a décidé de se passer de la force nucléaire. Miracle ! Miracle de la nuit de Noël. De nouveau, je me frotte les yeux d’étonnement. Mais non ! Ce n’est que le début de mes surprises…

 

Le présentateur annonce, à la télévision, qu’un grand savant a découvert un traitement efficace pour soigner le cancer et que de très bons médicaments pointent le bout de leur nez pour celui du SIDA.

 

Il ajoute que désormais, ce seront les chercheurs, les savants, les écrivains, les artistes confirmés qui feront la Une des actualités et non plus les « people » que ne sont que des « people » et rien d’autre. Honneur à ceux qui font vraiment avancer le monde. Et que vois-je ? Ingrid de Bétancourt, libérée, salue tous ceux qui ont lutté pour qu’elle ne devienne plus une femme-otage. Amaigrie, meurtrie, elle trouve la force de sourire à tous. Merveilleuse nuit de Noël.

 

Je saute d’allégresse.

 

Drin, Drin, mon réveille-matin me plonge dans un monde bien moins réjouissant.

 

Hélas ! Tout ceci n’est qu’un rêve. Mais des rêves semblables, je voudrais en faire beaucoup d’autres. J’adore rêver de la sorte. J’ose encore rêver… rêver d’un monde meilleur, plus juste et plus solidaire.

 

Annie SAUVADE